Résumé
Une
multitude de statistiques existent concernant
la vente et la diffusion de la presse écrite.
Mais à ce jour, peu d’études
ont été menées pour
analyser l’efficacité
des différentes actions marketing
sur le recrutement d’abonnements
et l’effet des choix
de gestion sur le renouvellement
des abonnements.
Pour
palier à cette lacune, Solaris Conseil
à mener un sondage au près
de 400 éditeurs.
Plus de 50 % des éditeurs
ont répondu lors des deux vagues
du sondage, réalisés en février
2005 et en juin 2005.
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Méthodologie
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Des
e-mails personnalisés
ont été envoyés
à 400 éditeurs.
Quatre personnes ont reçu l’e-mail
chez chaque éditeur : les directeurs
ou responsables de la publication, de
la rédaction, du marketing, des
abonnements, de la diffusion et parfois
de la publicité. L’e-mail
a guidé l’éditeur
vers un site web, ou il était
invité à fournir un mot
de passe (présent dans le message
d’origine), pour répondre
au sondage en ligne.
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Ce
sondage comprend 43 questions dont la plupart
sont à choix multiple. Elles abordent
cinq grands thèmes
: la publication, le recrutement
des abonnements, la fidélité
des clients, la gestion
des abonnés et l’opinion
que l’éditeur porte sur ces
derniers.
Suite à des « bugs »
chez le fournisseur d’accès,
des difficultés de connexion ont
été constatées. Ce
problème à été
résolu en changeant de prestataire.
Les réponses analysées sont
uniquement celles des éditeurs
ayant répondus à l’ensemble
du questionnaire. |
Le
profile des éditeurs qui ont répondu
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Les
éditeurs ayant répondu au
sondage se regroupent en deux catégories
distinctes. La première
est celle de la presse professionnelle
ou technique (49
% des éditeurs). Les 51 % restant
font partie de la presse grand public
: information générale, spécialisée
ou PQR/PQN. La population de la
presse « pro » est très
homogène. En générale,
c’est le directeur
ou la directrice de la
publication qui a répondu (36 % des
répondants). Leur publication a généralement
un portefeuille de moins de 5000
abonnés (47 %) et le prix
de l’abonnement annuel moyen se situ
dans la fourchette de 51 à
200 € (56 %). |
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La
population répondant pour la presse
grand public est nettement moins homogène,
non seulement dans la fonction des personnes
ayant répondu (les directeurs de
marketing, de diffusion, des abonnements
ou autre) mais aussi dans le nombre
d’abonnés (depuis
5 001 à plus de 200 000). Nous pouvons
cependant noter que les fonctions de rédaction
ont répondu à égalité
sur les deux populations (presse
grand public et presse pro.). |
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En
ce qui concerne le prix de l’abonnement
moyen, il faut souligner que 16
% des éditeurs qui ont répondu
ont des abonnements qui dépassent
le coût moyen annuel de 200 €.
Ce chiffre élevé s’explique
par la forte repré-sentation de la
presse professionnelle (en générale
plus onéreuse à l’abonnement
que la presse grand public), et par la motivation
de l’éditeur. Un éditeur
avec des abonnements à prix élevé
est plus susceptible de s’intéresser
à un sondage sur les abonnements.
La
PQN et la PQR ont très peu répondu
au sondage (8 %). |
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2ème
volet du sondage : le recrutement des abonnements
Bien que toutes les méthodes
de marketing direct soient utilisées
par les éditeurs de presse, les
méthodes utilisées change
selon la taille ou le type d’éditeur.
Le sondage a également démontré
que malgré la richesse d’outils
disponible, l’inspiration
pour l’utilisation de ceux-ci reste
assez limitée. |
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Le
marketing au service des éditeurs
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De
multiples questions du sondage de Solaris
Conseil portent sur l’acquisition
des nouveaux abonnements. Nous avons voulu
savoir où les éditeurs
trouvaient leurs idées marketing
(les sources d’inspiration) et quelles
méthodes étaient utilisées
pour le recrutement.
Les
éditeurs qui ont répondu au
sondage recrutent leurs abonnés en
utilisant 15 méthodes de
marketing différentes, depuis
le bulletin d’abonnement classique
(encarts) au SMS, en passant par le télémarketing
et les abonnements gratuits temporaires.
La
méthode de recrutement la plus classique,
le bon vieux bulletin d’abonnement,
est aussi celle qui est le plus souvent
utilisée : 78 %
des éditeurs s’en servent.
Les 12 % d’éditeurs qui n’utilisent
pas cette méthode éditent
généralement des titres de
presse professionnelle avec un prix d’abonnement
très élevé. Pour la
plupart, il s’agit de Newsletters
professionnelles qui évitent d’intégrer
un bulletin par principe : place à
l’information uniquement. |
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En
ce qui concerne l’inspiration marketing
des éditeurs, les salons
ne figurent pas haut sur la liste des sources
(voir encadré ci-contre). Cependant,
ils en sont très friands pour
essayer de recruter des nouveaux abonnés.
Avec un taux d’utilisation de 64 %,
les salons sont un outil autant
exploité que les mailings de marketing
direct, également à
64 %.
L’analyse
des réponses démontre que
le manque de participation aux salons et
l’absence de mailings de recrutement
sont deux critères plus souvent
déterminés par la taille de
la publication que par le type de publication.
Les grands absents des salons sont les éditeurs
à fort tirage (à partir de
50 000 abonnés, qui remplacent l’animation
des salons avec des concours), et les éditeurs
qui boudent les mailings ont généralement
des petits tirages (moins de 5000 abonnés).
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La
présence de sites web d’éditeur
ne cesse d’augmenter, mais les
maisons d’édition qui exploitent
le web sont encore minoritaires,
avec un de taux d’utilisation assez
faible (44 %). Ce sondage fait ressortir
que les éditeurs de la presse
professionnelle (64 %)
qui ont atteint une certaine taille
(au moins 10 000 abonnés) exploitent
largement plus le recrutent des abonnements
via le web (autant avec leur propre site
qu’en utilisant les sites web des
autres) que la presse grand public (36 %).
Suivant la logique, seuls les éditeurs
qui se servent du web exploitent également
l’e-marketing.
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L’inspiration
des éditeurs
A
la question « D’où
« piochez » vous vos idées
de recrutement d’abonnement ? »
une grande majorité des éditeurs
(70 %) disent utiliser leurs ressources
internes. Cette compétence «
maison » ne les empêchent nullement
d’aller s’inspirer très
largement par ce qui se fait ailleurs (60
%) ! Par contre, la presse marketing (13
%) ainsi que les salons professionnels
et les autres évènements
sont très peu exploités (6
%). |
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En
ce qui concerne le recrutement par voie
d’abonnement gratuit temporaire
(utilisé à 35 %), la presse
grand public et la presse pro s’en
servent de la même façon. De
plus, aucune différence ne peut être
discerner selon la taille de la publication
ou le prix de l’abonnement. Le choix
de l’utilisation de cet outil est
donc uniquement en fonction de la
« politique marketing » de l’éditeur
(nous trouvons ce même phénomène
avec le télémarketing,
l’utilisation de la publicité
chez les confrères et les
opérations avec les regroupeurs
d’abonnements).
Chaque
maison d’édition utilise en
moyenne quatre méthodes distinctes
pour recruter ses abonnements.
Les nouvelles technologies restent toujours
minoritaires en terme de quantité
d’éditeurs qui s’en servent,
mais leur utilisation globale dépassent
maintenant celle de nombreuses méthodes
plus classiques. |
3ème
volet du sondage :
A la conquête de la fidélité
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Après
avoir vu les efforts que les éditeurs
font pour acquérir les abonnements,
le sondage de Solaris Conseil
avait également comme objectif
de découvrir quelles étaient
les actions engagées par
les éditeurs pour fidéliser
leurs abonnés.
Pour
la fidélisation, les éditeurs
optent plutôt pour une action
spécifique telle qu’un
programme de fidélité, la
mise en place d’un numéro
de téléphone spécial
ou une communication régulière.
Par manque de temps et de moyens, seulement
5 % d’éditeurs mènent
plusieurs actions de fidélisation.
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 |
La
bonne surprise du n° Azur |
Dans
l’ours de leurs publications, de nombreux
éditeurs mettent en exergue la ligne
directe de la ou les personnes qui gèrent
les abonnements. Une autre solution est
d’avoir un numéro spécial
type Azur ou Indigo (presque toujours lié
à un centre de réception
d’appels), qui permet à
l’abonné de joindre un interlocuteur
plus facilement. |
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La
majorité des éditeurs (67
%) qui ont répondu au sondage n’ont
pas de numéro de téléphone
spécifique pour leurs abonnés.
Par contre, ceux qui ont mis en
place un numéro type « Azur
» l’ont fait avec l’objectif
d’améliorer leur service client
(80 %) et pour faciliter la gestion des
abonnements. Deux raisons qui devancent
largement l’espérance d’en
faire un outil de recrutement (20 %). |
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Quant
à l’utilisation réelle
de ce numéro de téléphone,
il s’avère que ces lignes
spécifiques sont utilisées
non seulement pour la gestion
quotidienne de l’abonnement
(29 % des appels concernent les changements
d’adresse), mais également
pour avoir des renseignements
(25 %) et pour s’abonner
à la publication (21 %).
Les éditeurs qui cherchaient des
nouveaux abonnements les ont trouvés,
et les autres en ont eu la bonne surprise
!
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Les
programmes de fidélité |
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Parmi
les personnes qui ont répondu au
sondage, la majorité des éditeurs
qui ont mit en place un programme de fidélité
ne sont pas les mêmes
que ceux qui ont mit en place un numéro
de téléphone spécial.
Seulement 5 % des éditeurs
interrogés ont entamé ces
deux actions. Les éditeurs
qui n’ont pas instauré de programme
de fidélité évoquent
un manque de temps (29 %), un manque de
moyens financiers (19 %) ou simplement que
ce n’est pas la politique de la maison
(26 %).
Les
programmes de fidélité ne
semblent pas avoir d’incidence
particulière sur l’acquisition
de nouveaux abonnements. Par contre,
ils stimulent très légèrement
le renouvellement des abonnements.
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La
communication avec les abonnés |
 |
La
fidélisation, c’est aussi la
communication. Interrogés sur la
communication en dehors des relances de
réabonnement, seulement 56
% déclarent communiquer directement
avec leurs abonnés. Cette
communication se fait principalement par
une lettre qui accompagne la publication. |
Suite
du sondage :
la gestion des « abos ».
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 |
Une
fois recrutés, (qu’ils soient
fidélisés ou non !), les abonnements
doivent être gérés
au quotidien.
En
tout, 16 des 43 questions du sondage (37
%) visaient à en savoir plus sur
les méthodes de gestion.
L’anonymat du sondage aidant, les
réponses étaient franches,
donnant des informations intéressantes
concernant la sous-traitance
de la gestion, les raisons de perte
et les taux de renouvellement
des abonnements.
Pour
la gestion courante de leurs abonnements,
32 % des éditeurs interrogés
font appel à des prestataires de
gestion externe. Ces agences de
« fulfillment » arrivent donc
en 4ème position des prestataires
clés, après les imprimeurs,
les routeurs et les agences de diffusion.
La
presse grand public compte pour
deux tiers des éditeurs
qui sous-traitent la gestion courante de
leurs abonnés. Selon les réponses,
la presse professionnelle
sous-traiterait cette gestion a
partir d’une « masse critique
» de 10 000 abonnements.
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Les
éditeurs qui sous-traitent les abonnements
semblent suivre d’avantage l’état
de leurs abonnements. Par exemple, 87 %
déclarent analyser régulièrement
leur taux de réabonnement, contre
68 % des éditeurs ayant une gestion
« maison ». Ceci dit, l’analyse
du taux de renouvellement fait partie de
la prestation des agences de fulfillment,
et lors du sondage les éditeurs en
question étaient souvent incapables
de fournir leur taux de réabonnement
de manière spontanée (réponse
« Je ne sais pas »). Les
informations sont donc là, mais pas
nécessairement exploitées.
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A
la question ouverte « Quel est,
pour vous, la responsabilité d’un
éditeur vis-à-vis de ses abonnés
? » les réponses étaient
riches et indiquaient clairement la
passion des éditeurs pour
leurs publications. Cependant, moins
de la moitié (45 %) des
éditeurs sont tout à
fait d’accord avec la déclaration
: « les abonnés sont la
raison d’être d’une publication
» et étonnamment
20 % sont peu ou pas du
tout d’accord avec cette
phrase !
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POUR
EN SAVOIR PLUS : |
| Le
résumé que vous venez de lire
vous offre les réponses et l’analyse
d’une partie du sondage
consacré à l’acquisition
et la gestion des abonnements payant dans
la presse écrite. D’autres
questions portent sur l’efficacité
des actions marketing,
l’évolution des abonnements
selon la gestion
choisie, l’opinion
des éditeurs sur le potentiel
de leurs prospects, etc.
Un
livre consacré aux abonnements contenant
un rapport détaillé du sondage
est dorénavant disponible.
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vos abonnements ! Le guide complet
pour augmenter et fidéliser
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Note
de Solaris Conseil : l'objectif
des idées de Solaris Conseil est
d'apporter des éléments de réflexion aux
éditeurs de presse et à leurs collaborateurs
dans les services abonnements, marketing
et publicité. Chaque éditeur étant responsable
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